Durable jusqu’au bout du fil : la marque belge de sacs à main tres sis zero ne travaille qu’à base de chutes de matériaux issues de marques de luxe

La marque de sacs à main tres sis zero souffle un vent de nouveauté sur le paysage de la mode grâce à son approche unique à 360°. La marque belgo-espagnole confectionne des sacs à main à base de chutes de cuir premium dont des maisons de luxe se débarrassent. De la doublure à la fermeture éclair, aucun matériau n’est gaspillé. Durable jusqu’au bout du fil !

@liswhodoesalot
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Le cœur et l’esprit de tres sis zero, c’est Sybil Mortelmans, une Belge qui s’impose dans le secteur de la mode depuis vingt ans. Au début des années 2000, Sybil lance sa propre ligne de chaussures, Billa, puis travaille en tant que créatrice de chaussures indépendante pour des marques de qualité comme Vanessa Bruno, Paul Ka, Hoss Intropia, la marque anversoise Thiron et bien d’autres. Il y a deux ans, Sybil décide de créer sa propre marque de sacs à main à Madrid, où elle vit et travaille depuis vingt ans.

@Franca Donadio
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DEADSTOCK

Tres sis zero signifie 360 en catalan. C’est aussi une façon de représenter le changement de cap radical de la marque. En tant que créatrice, Sybil s’est souvent rendue dans les usines des marques de luxes. Elle a donc constaté de ses propres yeux la quantité de matériaux coûteux qui était jetée. Ces restes, aussi appelés deadstock, s’accumulaient en montagnes de déchets. Sybil s’est donc demandé : « pourquoi acheter du cuir neuf ou de nouvelles couleurs ? Pourquoi ne pas simplement utiliser ce deadstock ? » C’est ce jour-là qu’elle planta la graine de tres sis zero : des chutes de cuir au cœur d’une nouvelle collection.

@liswhodoesalot
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APPARENCE INTEMPORELLE

Les sacs à main de tres sis zero ont un design sobre, peu de boucles et de fermetures éclair. Les lignes sont simples et épurées, le cuir doux et souple. « J’aime que les sacs s’adaptent à la morphologie. Je n’aime pas tellement les sacs rigides et structurés, même s’ils sont à la mode actuellement », explique Sybil. Chez tres sis zero, vous ne trouverez pas de tendance printemps/été 2021. « Je préfère ne pas suivre les dernières tendances », déclare la créatrice. « Avec tres sis zero, je veux avant tout créer des sacs intemporels et pratiques. J’aime utiliser les objets pendant des années et les chérir. C’est pour cette raison que j’ai choisi les sacs : ils peuvent se transmettre de génération en génération. Moi-même, je porte des sacs ayant appartenu à ma mère et à ma grand-mère. »

VINGT MODÈLES

La collection de tres sis zero est composée d’une vingtaine de modèles de différentes couleurs, neutres et vives. La gamme propose tous types de sacs : des sacs classiques qui se portent à l’épaule, des totebags, des sacs à bandoulière, des sacs de voyage, des pochettes… Il n’y a pas de saisons : parfois un nouveau modèle fait son apparition, parfois un autre disparait. De nouvelles couleurs et de nouvelles matières apparaissent sans cesse, au gré des matériaux que Sybil trouve lors de ses chasses au trésor. « Les tissus non utilisés sont souvent achetés au kilo et emportés dans des entrepôts. Pour moi, ces entrepôts sont comme la caverne d’Ali Baba. Je passe de nombreuses heures dans des couloirs remplis de cuir et d’autres tissus, à la recherche des meilleures qualités et des plus belles couleurs. »

@liswhodoesalot
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ARTISANAL

Puis, la création de la collection peut commencer. Il s’agit d’un véritable puzzle de matières. Presque toutes les parties des sacs tres sis zero sont fabriquées à partir de chutes : non seulement le cuir, mais aussi les doublures, les fermetures éclair et les fils à coudre. « Je récupère même le deadstock de mon propre deadstock », s’amuse Sybil. « De petites chutes de cuir peuvent servir à fabriquer des cordons ou des petites plaques nominatives à mettre à l’intérieur du sac. »

Les artisans sont un maillon essentiel de cette chaine de production. Après de longues recherches, Sybil a réussi à trouver quelques ateliers familiaux dans la région de Barcelone, prêts à produire à petite échelle. « Sans leur travail manuel fantastique et leur volonté de produire en petites quantités, tres sis zero n’aurait pas pu voir le jour. » Ici aussi s’applique la philosophie des 360° : les ateliers familiaux sont situés à proximité des entrepôts de matériel, afin d’éviter des frais de transport inutiles. La slow fashion dans toute sa splendeur.

ACCESSIBLE

Tout cela fait de tres sis zero un outsider du secteur de la mode. Il existe des marques qui utilisent le deadstock pour une partie de leur gamme, mais cette approche complète à 360° est une exception. « Je ne trouve chaque fois qu’une petite quantité de chaque cuir et de chaque couleur. C’est pourquoi les sacs ne sont disponibles qu’en éditions limitées, généralement en huit à dix exemplaires pour chaque modèle de sac à main », explique Sybil. Cela apporte une touche d’exclusivité aux pièces tres sis zero. Tout cela pour un prix inférieur à d’autres marques de sacs comparables. « Le cuir de récupération est bien moins cher à l’achat, même s’il provient de maisons de luxe. Et comme je ne vends qu’en direct au client, sur la boutique en ligne tressiszero.com, les marges pratiquées par les magasins disparaissent. C’est ainsi que je parviens à maintenir les prix des sacs si bas. La mode durable ne doit pas forcément être chère », conclut Sybil.


Il y a déjà un sac tres sis zero à 85 euros. Les prix varient entre 85 et 239 euros. Téléchargez les images sur le oona Newsroom.

Vous souhaitez une interview avec Sybil Mortelmans ? Contactez Astrid.

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